Eh oui, aujourd'hui cher public, je te propose une recette gourmande. J'avais envie d'un goûter cet après-midi (je rappelle que j'ai parfois l'âge de ma fille aînée, ça me prend comme ça, sans prévenir) et comme j'ai repris la course à pied, je n'avais pas trop de scrupules. Sauf que mes placards sont vidés de toute conchonnerie sucrée depuis des semaines et il n'y avait pas l'ombre d'un Pitch sur lequel me ruer. Alors je me suis dit "Ma vieille (enfin, on se comprend hen) si un goûter tu veux, le préparer tu devras (j'aime bien paler comme maître Yoda parfois). Le côté positif c'est que lorsque je suis obligée de cuisiner, je ne grignote pas, et quand le four a cuit le Saint Graal, bien souvent, ma fringale est passée et je goûte de façon plus raisonnable. Bon maintenant que j'ai révélé mon côté compulsif (même que je ne mange jamais entre les repas, promis) je passe à la recette.

Je me suis largement inspirée d'une recette figurant dans le livre VEGAN de Marie Laforêt (non pas la chanteuse....on la lui fait tout le temps celle-là, je pense). J'ai acheté ce livre qui me faisait de l'oeil depuis bien un an. Mais je me disais "non le vegan c'est pas pour moi, faut pas abuser ho" (pppfff)

grand_VEGAN - Editions La Plageweb


Sauf que. A la base, bien qu'ayant réduit ma consommation de viande à 98% et m'autoproclamant ainsi végétarienne (au grand dam' de certains extrêmistes auxquels je dis ZUT ), il n'a jamais été question pour moi de devenir végétaLienne ou végan(e). Personnellement, bien qu'aimant les animaux, je reste assez insensible aux grands discours et autres publications horrrrrriiiibles qui circulent sur Facebook, avec des veaux qui ont la larme à l'oeil ou des dindes ensanglantées. Je ne suis pas insensible attention. Je trouve aussi que ce qui se passe dans beaucoup d'abattoirs est barbare et pourrait être amélioré (si l'on peut dire). J'explique juste qu'actuellement, devenir végétarienne n'est pas motivé par des raisons éthiques et regarder un steack chez le boucher ne me provoque aucune réaction de dégoût. Mes motivations sont simples: Agir pour l'environnement en privilégiant le végétal et être en meilleure santé.

Pour ce qui est du premier objectif l'avenir nous le dira. Pour le second, le pari est déjà réussi. Je n'ai jamais eu d'aussi bonnes analyses de sang. J'ai du cholestérol depuis l'âge de 15 ans (à l'époque j'avais la main lourde sur les chips...on passait les mercredis à la maison avec mon frère, et on se tapait un paquet de chips au paprika made in Germany -C'était bon...et mauvais- Sans compter qu'on mangeait de la charcuterie-ah la gastronomie lorraine- en ajoutant à cela un puissant terrain familial...j'étais mal barrée. Même des années plus tard, ayant abandonné les chips, la saucisse au fromage et le salami, je n'arrivais pas à me défaire de mes 2,20 à 2,60 g de mauvais cholestérol :-( malgré une activité sportive régulière.
Et voilà qu'en 6 mois, tout est rentré dans l'ordre. Depuis deux semaines, je réduis également les protéines de lait de vache. Un nuage de lait dans mon thé vert. De rares yaourts...réduire, pas supprimer - car je ne résisterais pas à un bon Käsekuche :-) )

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Pour 6 muffins gourmands (oui oui gourmands) d'après VEGAN de Marie Laforêt mais mis à ma sauce ;-) 

100 g de Sucre de canne blond BIO 
100 ml Lait d'amande
65 ml Huile d'olive (neutre)
75 g de patates douces râpées
1 bonne C.à.S de cacao cru
1 C.à.c de vanille en poudre (ou les graines d'une gousse)
200 g de Farine blanche de blé
6 carreaux de chocolat noir
1 pincée de sel
1 sachet de levure chimique (11grammes)

Mélanger avec un fouet le sucre et l'huile puis le lait d'amande avec la levure. Le mélange doit être bien mousseux (j'ai halluciné en voyant l'appareil gonfler. Ah la chimie culinaire). Ensuite ajouter la farine cuillère par cuillère, puis le cacao. Incorporer la patate douce râpée à la spatule. Atention: moment-pifomètre: j'ai ajouté du lait d'amande à ce moment-là car la texture était trop pâteuse et pas assez souple.
J'avais fait préchauffer le four sur 180°C alors j'ai versé (en en mettant à côté sinon c'est pas drôle) la pâte obtenue dans les caissettes disposées dans mon moule à muffins. On enfourne, et hop. Pendant que ça cuit (25 minutes) on peut laver la cuisine qui ressemble à Verdun sans baïonnettes ni Poilus. A mi-cuisson, j'ai enfoncé un carreau de chocolat dans chaque muffin (et les Muffins n'ont même pas crié => on ne dirait pas un titre de roman de Musso ou Lévy ???)

La dégustation...un moment de paradis, un vertige insoupçonné, un orgasme gustatif sans oeufs ni protéine de lait de vache. Moelleux, délicieux, avec un coeur fondant comme j'aime. Je ne m'attendais pas à me régaler à ce point. En fait je suis bluffée, car je pensais manger une pâtisserie avec un goût étrange qui m'aurait donné la sensation d'un "truc en trop/qui manque" alors que PAS DU TOUT. J'ai également éprouvé curieusement une certaine fierté à me dire que ces petits gâteaux démoniaques ne contenaient tout de même rien qui soit issu d'un animal (aurais-je tout de même une motivation éthique au fond ?)

Des bisous à vous